![]() Field of Encounters |
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FIELD OF ENCOUNTERS
FIELD OF ENCOUNTERS
Multi-screen video installation
Stéphane Bissières - 2026
Detect. Connect. Quantify.
Then lose control.
Correlation has become a way of seeing. Behaviors are no longer perceived as actions, but as measurable relationships. To understand is to detect, connect, quantify. This legibility creates an illusion of control. As relationships multiply, it tips into saturation. Field of Encounters operates within this contradiction.
Field of Encounters applies a simple protocol: fixed overhead shots of public spaces, processed identically. Bodies are detected and reduced to points, proximities become connections, trajectories organize into evolving networks.
Filmed locations become instances of a single reading system. To understand is to correlate. Behaviors no longer appear as individual actions, but as continuous variations within a relational field. Reality is not denied; it becomes equivalent to what could simulate it.
Presented as a multi-screen installation, the work extends this logic to its breaking point. Flows multiply and the overall vision becomes unstable: legibility dissolves into fragmentation.
The work reveals its limit: systems that promise legibility produce their own opacity. Field of Encounters does not explain flows; it exposes the conditions of their capture. What appeared to be a tool for reading becomes an experience of saturation and loss of control.
LE CHAMP DES RENCONTRES
Installation video multi-écrans
Stéphane Bissières - 2026
Détecter. Relier. Quantifier.
Puis perdre le contrôle.
Corréler est devenu une manière de voir. Les comportements ne sont plus saisis comme des actions, mais comme des relations mesurables. Comprendre revient à détecter, relier, quantifier. Cette lisibilité produit une illusion de maîtrise qui, à mesure que les relations se multiplient, bascule en saturation. Field of Encounters opère à l’intérieur de cette contradiction.
Le projet applique un protocole simple : des plans fixes en plongée sur des espaces publics, traités de manière identique. Les corps y sont détectés et réduits à des points, les proximités deviennent des connexions, les trajectoires s’organisent en réseaux évolutifs.
Les lieux filmés deviennent des instances d’un même système de lecture. Comprendre revient à corréler. Les comportements cessent d’apparaître comme des actions individuelles pour devenir des variations continues au sein d’un champ de relations. Le réel n’est pas nié, il devient équivalent à ce qui pourrait le simuler.
Présentée en multi-écrans, l’installation étend cette logique jusqu’à son point de rupture. Les flux se multiplient et la vision globale devient instable : la lisibilité se dissout dans la fragmentation.
L’œuvre en révèle la limite : les systèmes qui promettent la lisibilité produisent leur propre opacité. Field of Encounters n’explique pas les flux, il expose les conditions de leur capture. Ce qui apparaissait comme un outil de lecture devient une expérience de saturation et de perte de maîtrise.
